A 55 ans, Serge Elie MASSON, imprimeur de son état, surprend les professionnels du cinéma en 2002 avec son premier film “Mon île”. Prix de l’événement au Festival Ciné Ma Région. Encouragé par Jean-Pierre Mocky et Claude Pinoteau, l’auteur, réalisateur et acteur, revient en 2005 avec "Baptiste".
RÉSUMÉ : Elie Panouillet, modeste viticulteur dans le Minervois, gagne une coquette somme au loto. Embarrassé par ce gain dont il ne sait que faire, ce personnage original, décide de se payer un clone afin de changer quelques pièces de sa carcasse vieillissante. Dans l’attente de son clone, Elie reprend son quotidien jusqu’au jour où un individu va venir perturber tous ses projets. C’est Baptiste.
Malgré ses modestes moyens de réalisation (comédiens confirmés ou amateurs, quelques milliers d’euros et deux techniciens), Baptiste reste un vrai film et remporte tous les suffrages auprès du grand public.
Bien au delà de l’histoire du clone, qui reste le fil conducteur, vous apprécierez ces scènes “Pagnolesques”, les comiques de situation et ces personnages authentiques au “vrai” accent méridional. A travers ses films sans prétentions, Serge Elie veut renouer avec le cinéma populaire méridional qui nous fait tant défaut et fixer sur la pellicule, cette culture Occitane et cet accent “du midi”. Arrêt sur image d’un monde rural en voie de disparition.
La critique attendait Serge Elie MASSON au tournant pour son deuxième film et la critique fut excellente.
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Le public attendait "Baptiste" avec impatience.
Présenté à nouveau au Festival Ciné Ma Région de Gruissan, toujours en projection vidéo, des centaines de spectateurs se sont pressés pour voir le film.
Et c’est dans une salle pleine à craquer de 260 places que plus de 300 personnes se sont entassées.
Re-belote ! Comme pour "Mon île", "Baptiste" a été reçu par un tonnerre d’applaudissements.
Les jours suivants, de nouvelles projections furent nécessaires pour satisfaire les centaines de spectateurs frustrés laissés sur le pavé.
Serge Elie MASSON, par la suite, a tenté de trouver les 100 000€ pour Kinescoper le film et avoir une dizaine de copies. Le kinescopage consiste à transférer la bande vidéo sur de la pellicule 35mm. (Et c’est cher ! Trop cher.)
Le film, bien reçu par les professionnels de la distribution, ne les intéressait pas réellement pour des questions de business: “Vous n’êtes pas connus.” “Vous n’avez pas de têtes d’affiche” “La promo va nous coûter trop cher.” Les seuls réellement partants étaient les distributeurs fauchés.
Sans pellicule, pas de passage en salle de cinéma. Qu’a cela ne tienne ! Le film sortira en vidéo.
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